samedi 22 octobre 2016

ATTAQUE INFORMATIQUE AUX ETATS-UNIS


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IMMAGE PCSANSVIRUS
L’attaque, de type « déni de service », qui consiste à saturer un service de connexion pour le rendre inaccessible, a visé plus spécifiquement les services de Domain Name System (DNS) de Dyn. Le DNS est en quelque sorte l’aiguillage d’Internet : lorsqu’un internaute tape un nom de domaine dans son navigateur, par exemple www.lemonde.fr, c’est le serveur DNS qui oriente automatiquement l’internaute vers le site désiré. 

On ne peut accéder à certains sites qu’en passant par les serveurs DNS de Dyn. Submergés par l’attaque, ils ne pouvaient plus répondre : l’attaque ne visait donc pas les sites eux-mêmes mais l’infrastructure utilisée par les internautes pour les atteindre.
Deuxième vague

La panne a touché des sites parmi les plus importants de la planète. Le réseau social Twitter, le site de vidéo Netflix, le forum Reddit ou le site du New York Times ont fait partie des plus affectés. La plupart des perturbations ont concerné les internautes situés aux Etats-Unis, même si certains sites étaient inaccessibles d’Europe.

Une première attaque a eu lieu en milieu d’après-midi, mais a été rapidement circonscrite. « Ça n’était pas une attaque par déni de service habituelle », a expliqué au New York Times Kyle York, cadre chez Dyn, immédiatement après l’offensive. Il ne croyait pas si bien dire : une deuxième vague a déferlé peu avant 18 heures (heure de Paris).

Face à l’ampleur de l’attaque, le FBI et le département de la sécurité intérieure américain ont annoncé avoir lancé une enquête. « Dyn a été visé par des gens préparés. Cette attaque est sans doute le résultat d’une préparation importante, minutieuse », estime, à chaud, un bon connaisseur de l’industrie.
Les attaques par déni de service sont fréquentes. Celles qui touchent les serveurs DNS le sont également. Plus rares sont celles qui parviennent à perturber le fonctionnement d’un acteur majeur de cette industrie, comme Dyn. « Ce qui est particulier dans cette attaque, c’est sa durée, qui est assez exceptionnelle. C’est très préoccupant, car ces infrastructures sont censées être les plus robustes », estime Matthieu Bonenfant, directeur produit chez Stormshield.


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Internet des objets

Cette attaque contre Dyn va entretenir le vent d’inquiétude qui souffle depuis plusieurs semaines au sujet des attaques par déni de service. Selon l’entreprise Verisign, qui a récemment publié un rapport sur le sujet, elles auraient progressé de 85 % dans le monde entre la fin de 2014 et la fin de 2015.
La société française OVH a justement fait l’objet, à la fin de septembre, d’une violente attaque de ce type par des réseaux d’objets connectés. « On peut se poser de grosses questions sur la robustesse de certaines ressources Internet dans les mois à venir, notamment à cause de l’Internet des objets », explique encore M. Bonenfant. « Le nombre de terminaux facilement accessibles augmente » ; ils peuvent être mobilisés à l’insu de leur propriétaire pour lancer des attaques. C’est une attaque menée en utilisant des objets connectés qui a touché OVH.

À la mi-septembre, Bruce Schneier, expert internationalement reconnu en cybersécurité, publiait un article apocalyptique expliquant que « quelqu’un était en train de tester les défenses d’entreprises gérant des parties fondamentales d’Internet » en vue d’une attaque d’ampleur. Même si cette description correspond parfaitement à l’entreprise Dyn, il est trop tôt pour savoir si l’attaque en cours contre Dyn est liée à la prédiction de M. Schneier.
image: 
  Martin Untersinger 

ATTAQUE INFORMATIQUE AUX ETATS-UNIS

IMMAGE PCSANSVIRUS

L’attaque, de type « déni de service », qui consiste à saturer un service de connexion pour le rendre inaccessible, a visé plus spécifiquement les services de Domain Name System (DNS) de Dyn. Le DNS est en quelque sorte l’aiguillage d’Internet : lorsqu’un internaute tape un nom de domaine dans son navigateur, par exemple www.lemonde.fr, c’est le serveur DNS qui oriente automatiquement l’internaute vers le site désiré. 

On ne peut accéder à certains sites qu’en passant par les serveurs DNS de Dyn. Submergés par l’attaque, ils ne pouvaient plus répondre : l’attaque ne visait donc pas les sites eux-mêmes mais l’infrastructure utilisée par les internautes pour les atteindre.
Deuxième vague

La panne a touché des sites parmi les plus importants de la planète. Le réseau social Twitter, le site de vidéo Netflix, le forum Reddit ou le site du New York Times ont fait partie des plus affectés. La plupart des perturbations ont concerné les internautes situés aux Etats-Unis, même si certains sites étaient inaccessibles d’Europe.

Une première attaque a eu lieu en milieu d’après-midi, mais a été rapidement circonscrite. « Ça n’était pas une attaque par déni de service habituelle », a expliqué au New York Times Kyle York, cadre chez Dyn, immédiatement après l’offensive. Il ne croyait pas si bien dire : une deuxième vague a déferlé peu avant 18 heures (heure de Paris).

Face à l’ampleur de l’attaque, le FBI et le département de la sécurité intérieure américain ont annoncé avoir lancé une enquête. « Dyn a été visé par des gens préparés. Cette attaque est sans doute le résultat d’une préparation importante, minutieuse », estime, à chaud, un bon connaisseur de l’industrie.
Les attaques par déni de service sont fréquentes. Celles qui touchent les serveurs DNS le sont également. Plus rares sont celles qui parviennent à perturber le fonctionnement d’un acteur majeur de cette industrie, comme Dyn. « Ce qui est particulier dans cette attaque, c’est sa durée, qui est assez exceptionnelle. C’est très préoccupant, car ces infrastructures sont censées être les plus robustes », estime Matthieu Bonenfant, directeur produit chez Stormshield.

Internet des objets

Cette attaque contre Dyn va entretenir le vent d’inquiétude qui souffle depuis plusieurs semaines au sujet des attaques par déni de service. Selon l’entreprise Verisign, qui a récemment publié un rapport sur le sujet, elles auraient progressé de 85 % dans le monde entre la fin de 2014 et la fin de 2015.
La société française OVH a justement fait l’objet, à la fin de septembre, d’une violente attaque de ce type par des réseaux d’objets connectés. « On peut se poser de grosses questions sur la robustesse de certaines ressources Internet dans les mois à venir, notamment à cause de l’Internet des objets », explique encore M. Bonenfant. « Le nombre de terminaux facilement accessibles augmente » ; ils peuvent être mobilisés à l’insu de leur propriétaire pour lancer des attaques. C’est une attaque menée en utilisant des objets connectés qui a touché OVH.

À la mi-septembre, Bruce Schneier, expert internationalement reconnu en cybersécurité, publiait un article apocalyptique expliquant que « quelqu’un était en train de tester les défenses d’entreprises gérant des parties fondamentales d’Internet » en vue d’une attaque d’ampleur. Même si cette description correspond parfaitement à l’entreprise Dyn, il est trop tôt pour savoir si l’attaque en cours contre Dyn est liée à la prédiction de M. Schneier.
image: 
  Martin Untersinger 

jeudi 20 octobre 2016

#NIUNAMENOS: LES LATINAS POUSSENT UN CRI DE RÉVOLTE CONTRE LES VIOLENCES SEXISTES


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« JE SUIS À MOITIÉ NU, ENTOURÉ PAR LE SEXE OPPOSÉ… 
ET JE ME SENS PROTÉGÉ, PAS INTIMIDÉ, 
JE VEUX LA MÊME CHOSE POUR ELLES. »
Les réseaux sociaux se font l'écho de la mobilisation dans toute l'Amérique latine contre les violences sexistes après le meurtre d'une adolescente argentine...
Un seul slogan pour des milliers de femmes mobilisées de Buenos Aires à Madrid en passant par Santiago. Depuis hier, les réseaux sociaux voient revenir sur le devant de la Toile #niunamenos, comprenez « pas une de moins ». Un cri de révolte issu d’un poème de Susana Chavez « Ni una muerta más » (« Pas une morte de plus ») pour protester contre la récurrence des meurtres de femmes de Ciudad Juárez. Devenu depuis 2015 le mot d’ordre d’une mobilisation contre le sexisme pour dire « non » à ne serait-ce qu’une femme de plus victime des violences sexistes.

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« LA SEULE MORT QUE NOUSOUHAITONS EST CELLE DU PATRIARCAT »


Mobilisation dans les rues et sur la Toile

MANIFESTATIONS CONTRE LES FÉMINICIDES, 
MERCREDI 19 OCTOBRE 2016, DES MILLIERS 
DE FEMMES SONT DESCENDUES DANS LA RUE
 À SANTIAGO DU CHILII POUR DÉNONCER 
LA « CULTURE MACHISTE » 
 
Car le hashtag s’est transformé en mouvement citoyen: #NiUnaMenos organise depuis juin 2015 des mobilisations pour dénoncer les violences sexistes. Si ce hashtag est à nouveau très partagé, c’est que les réseaux sociaux se font le relais d’une mobilisation mondiale. Depuis hier soir, des milliers d’hommes et de femmes protestent dans les rues de Buenos Aires, Barcelone, La Paz, Santiago contre le meurtre sauvage en Argentine de Lucia Pérez, 16 ans, droguée, violée et empalée.

MANIFESTATIONS CONTRE LES FÉMINICIDES, 
MERCREDI 19 OCTOBRE 2016, DES MILLIERS 
DE FEMMES SONT DESCENDUES DANS LA RUE
 À SANTIAGO DU CHILII POUR DÉNONCER 
LA « CULTURE MACHISTE » 
À Buenos Aires, les manifestants a envahi la Plaza de Mayo mercredi en fin de journée. À Barcelone et à Madrid, des dizaines de femmes ont manifesté en portant des pancartes où on lisait: « Combien faut-il de Lucia Pérez avant que vous arrêtiez de dire qu’on exagère ? ». Et plusieurs manifestations ont également eu lieu au Chili, Mexique, et en Uruguay mercredi en solidarité avec l’Argentine.

Parapluies et pancartes


MANIFESTATIONS CONTRE LES FÉMINICIDES, 
MERCREDI 19 OCTOBRE 2016, DES MILLIERS 
DE FEMMES SONT DESCENDUES DANS LA RUE
 À SANTIAGO DU CHILII POUR DÉNONCER 
LA « CULTURE MACHISTE » 
 
Toutes de noir vêtues, foule de parapluies, seins à l’air, pancartes colorées, les réseaux sociaux dévoilent des photos de ces diverses manifestations.

Plusieurs internautes ont partagé et salué la photo d’un homme, torse nu, affichant une pancarte engagée : « Je suis à moitié nu, entouré par le sexe opposé… et je me sens protégé, pas intimidé, je veux la même chose pour elles. »




mercredi 19 octobre 2016

« MERCREDI NOIR » NOIR EN ARGENTINE POUR DÉNONCER LES FÉMINICIDES


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LE MEURTRE  DE LUCIA PÉREZ,  SURVENU À MAR DEL PLATA, 
GRANDE   STATION  BALNÉAIRE  DE LA  CÔTE  ATLANTIQUE.
FORCÉE À CONSOMMER DE LA COCAÏNE, L'ADOLESCENTE  A 
ÉTÉ VIOLÉE LE  8 OCTOBRE 2016  PAR PLUSIEURS HOMMES 
AVANT D'ÊTRE EMPALÉE. 
Face à l’accumulation de meurtres particulièrement sauvages de femmes, un collectif appelle à cesser de travailler pendant une heure, mercredi, « pour exiger la fin de la violence machiste ».
DESSIN DE ROMINA LERDA
Le mode de mobilisation est inédit mais malheureusement nécessaire, selon les organisatrices, pour lutter contre la violence endémique dont sont victimes les femmes en Argentine. Une cinquantaine d’associations, syndicats et autres organisations, pilotés par le collectif Ni Una MenosPas une de moins »), appellent toutes les femmes à effectuer une heure de grève, mercredi 19 octobre entre 13 heures et 14 heures. Une manifestation aura ensuite lieu à 17 heures à Buenos Aires, convergeant sur l’emblématique place de Mai.

Le communiqué diffusé cette semaine explique l’action:
« A votre bureau, votre école, votre hôpital, votre tribunal, votre rédaction, votre boutique, votre usine, où que vous travailliez, arrêtez une heure pour exiger la fin de la violence machiste. »
Le visage de cette mobilisation, celui qui sera dessiné sur les drapeaux ou écrit sur les pancartes, est celui de Lucía Pérez. Cette lycéenne de 16 ans a été violée, torturée et assassinée la semaine dernière à Mar del Plata. Le meurtre, d’une violence insoutenable, a choqué le pays. María Isabel Sánchez, la procureure en charge de l’affaire, l’a décrit comme « un acte d’agression sexuelle inhumain ».
« Je suis une mère et une femme. J’ai beau avoir travaillé sur des milliers de crimes dans ma carrière, je n’avais jamais rien vu de tel. »
La médiatisation et la banalité quotidienne d’une telle sauvagerie ont incité les membres du collectif Ni Una Menos à organiser rapidement cette action, relayée dans toute l’Amérique latine et jusqu’en France. Ce collectif de journalistes, écrivaines et activistes avait déjà fait descendre près de 200 000 personnes dans les rues de Buenos Aires en juin 2015 pour dénoncer la violence subie par les Argentines.

La grève symbolique figure le passage de la mobilisation un cran au-dessus, car rien n’a vraiment changé, politiquement ou socialement. L’objectif, selon Ni Una Menos, est de « montrer l’importance des femmes dans l’économie productive du pays » et « les inégalités et la violence de genre » de l’Argentine de 2016.

Maria Florencia Alcaraz, membre du collectif, donne plus de détails :
« Les meurtres récents, comme celui de Lucia, ont remis le sujet au cœur des discussions, mais il y a bien d’autres raisons encore de manifester. Ceci est une réponse à l’état dans lequel vivent les femmes en Argentine. »
« Féminicide » et faillite politique

Le terme utilisé par les associations et le gouvernement argentin n’est pas « meurtre » ou « homicide ». C’est « féminicide », mot aux résonances volontairement politiques. L’ONG Casa Del Encuentro, qui vient en aide aux femmes, le définit comme « une des formes les plus extrêmes de violences faites aux femmes, c’est l’assassinat d’une femme par un homme qui la considère comme sa propriété ».

Selon les statistiques officielles, que tout le monde considère comme bien en deçà de la réalité, il y a officiellement eu 235 féminicides en 2015 et 225 en 2014, année de la création de cette statistique. Elena Highton, vice-présidente de la Cour suprême et présidente du Bureau des violences domestiques, reconnaissait publiquement, au mois de juillet, que « la politique actuelle ne suffi[sai]t pas, il faut en inventer des nouvelles ». Une législation votée en 2012 prévoit des peines plus sévères pour les auteurs de féminicide, mais elle n’est pas appliquée, selon les associations.

Quelques jours après les propos de Mme Highton, le gouvernement du président Mauricio Macri présentait un plan national de lutte contre la violence faite aux femmes.

Quelques mois plus tard, Lucia Pérez était brutalement assassinée. C’était la 226e femme tuée en 2016, selon l’ONG Mujeres de la Matria Latinoamericana, et la 19e lors du seul mois d’octobre.

La veille de la manifestation du 19 octobre, comme pour symboliser le décalage entre la réalité du pays et l’action politique, un projet de réforme gouvernemental était rendu public : il supprimait, par volonté ou par oubli, l’Unité fiscale spécialisée dans la violence faites aux femmes (UFEM), organisme créé il y a moins d’un an pour enquêter spécialement sur les crimes commis contre les femmes.

#NiUnaMenos,#VivasNosQueremos,#MiércolesNegro
DESSIN DE ROMINA LERDA
Le mot d’ordre de la manifestation, son organisation, son exportation de l’Argentine vers l’étranger, ont été préparés, réfléchis et communiqués en ligne, via des pages Facebook, une image en guise d’avatar pour les profils affichés sur les réseaux sociaux et de nombreux hashtags avec lesquels on pourra suivre la grève et la marche :
#NiUnaMenos («Pas une de moins») 
#ParoDeMujeres («Grève des femmes») 
#NosotrasParamos («Nous faisons grève») 
#VivasNosQueremos («Vivantes, nous nous aimons»)
#MiércolesNegro (« Mercredi noir »)

Les organisatrices ne savent pas à quel point le mouvement sera suivi, si l’intérêt en ligne se matérialisera par exemple par une foule de 200 000 personnes habillées en noir dans le centre-ville de Buenos Aires comme en 2015.

Au-delà de l’horreur des vies brisées par la violence et des statistiques froides qui s’accumulent, elles auront réussi à alerter sur la situation des femmes dans le pays. Comme le souligne leur communiqué :
« Derrière la hausse et la cruauté de la violence contre les femmes, il y a une question économique. Le manque d’autonomie des femmes nous laisse sans défense à l’heure de dire non et nous transforme en cibles faciles et corps “pas chers” pour les trafiquants en tout genre. »

mardi 18 octobre 2016

THÉÂTRE CHILIEN : LE RIDEAU EST TOMBÉ SUR LA VIE DE JUAN RADRIGÁN

JUAN RADRIGÁN  E 2004 

PHOTO  RODRIGO ACUÑA BRAVO


Juan Galvarino Radrigán Rojas est né le 23 janvier 1937 à Antofagasta et décédé le 16 octobre de 2016 à Santiago du Chili. Radrigán était un dramaturge, romancier et poète chilien autodidacte, lauréat du Prix national des Arts scéniques du Chili en 2011.

JUAN RADRIGÁN
ILLUSTRATION ALVAREX
La triste nouvelle a été annoncée hier dans la matinée : Juan Radrigán Rojas s’est éteint dimanche 16 octobre 2016 à Santiago du Chili. Radrigán, décédé des suites d'un cancer du poumon, à l’âge de 79 ans, fut l'un des dramaturges les plus reconnus de sa génération.

THÉÂTRE DE LA 
PARFUMERIE À GENÈVE 
Après l’exploration de plusieurs genres, ce fut la dramaturgie qui lui apporta la consécration. Il enseigna et anima des ateliers d’écriture dans diverses universités de son pays et il reçut les plus hautes distinctions pour son œuvre, dont le Prix national des Arts scéniques en 2011 et le prix Altazor en 2005 et en 2014.

 «DE FAITS ACCOMPLIS» 
THE CLF THÉÂTRE À LONDRES 
PHOTO TRISTRAM KENTON 
L'œuvre théâtrale de Juan Radrigán a été présentée en dehors du Chili en Amérique latine et en Europe. 

En France « La critique spécialisée compare l’œuvre de Radrigan à celle de Beckett. Certes l’absurde existe dans son œuvre mais c’est surtout parce que les personnages prennent conscience, au fil des répliques, de l’absurdité de leur existence. »* [Théâtre au vent] 

«DE FAITS ACCOMPLIS»
THE CLF THÉÂTRE À LONDRES
Radrigán, définissait son théâtre non comme théâtre de l’absurde, mais comme théâtre de la sincérité. Il disait aux étudiants de ses ateliers d’écriture : « Ecrivez comme si quelqu’un devait venir vous tuer demain. Crachez toute votre sincérité, sans rien cacher, sans avoir peur de rien. C’est comme ça qu’il faut écrire » * [Théâtre au vent] 


BIBLIOGRAPHIE

1979 Testimonio sobre las muertes de Sabina
1980 Cuestion de ubicacion / El loco triste / Las Brutas
1981 : Isabel desterrada en Isabel / Sin motivo aparente / El invitado / Hechos consumados
1982: El toro por las astas
1983 : Informe para indiferentes / La felicidad de los Garcia
1984 : Las voces de la ira
1986 El pueblo de mal amor / Los borrachos de luna
1988 La contienda humana
1989 Balada de los condenados a soñar
1990 Piedra de escandalo
1993 Islas de porfiado amor
1995 El encuentramiento
1996 Parabola de los fantasmas borrachos
1997 El principe desolado
1999 Perra celestial
Medea mapuche: 2004 : Perros en la catedral

lundi 17 octobre 2016

1974 : BOD DYLAN A CHANTÉ POUR SALVADOR ALLENDE AU MADISON SQUARE GARDEN


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« BLOWING IN THE WIND »,    BOB DYLAN, ARLO GUTHRIE, DAVE VAN RONK, 
PHIL OCHS, LARRY ESTRIDGE, MELANIE ET PETE SEEGER  EN DIRECT 
AU MADISON SQUARE GARDEN, LE 9 MAI 1974   
 DURÉE : 0:06:23
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PHIL OCHS PHIL OCHS L'ORGANISATEUR DU CONCERT
DE SOLODARITE AVEC LE CHILI
 
« AN EVENING WITH SALVADOR ALLENDE » 
PHOTO FRED W. MCDARRAH
 
En 1974, Philip David Ochs, auteur-compositeur-interprète folk américain, né le 19 décembre 1940 à El Paso et mort le 9 avril 1976 à New York, a organisé un concert de solidarité avec le Chili, dans le Madison Square Garden à New York, en bénéfice des réfugiés chiliens.
«AN EVENING WITH SALVADOR ALLENDE»
BOB DYLAN, DAVE VAN RONK, 
RAMBLIN' JACK ELLIOTT,PHIL OCHS 
PHOTO WARING ABBOTT
Lors du coup d'État du 11 septembre 1973, le régime du Président Salvador Allende fut renversé. De nombreux opposants sont torturés et tués dans les jours qui suivent, parmi lesquels Víctor Jara. En apprenant les conditions de la mort de son ami, Phil Ochs décide d'organiser un concert de bienfaisance huit mois après le coup militaire au Chili pour attirer l'attention sur la situation au Chili et lever des fonds pour les Chiliens.

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PHIL OCHS, BOB DYLAN
PHOTO WARING ABBOTT
C'était Les artistes présents étaient : les Beach Boys, Pete Seeger, Dennis Hopper, Ramblin' Jack Elliott, Dave Van Ronk, Alro Guthrie, Ramsey Clark, Bob Dylan, qui est arrivé très en retard, et Phil Ochs.

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PHIL OCHS,  ARLO GUTHRIE, BOB DYLAN, DAVE VAN RONK 
PHOTO WARING ABBOTT
Le concert « An Evening with Salvador Allende » a lieu le 9 mai 1974. Celui-ci accepte de participer à la dernière minute, en apprenant que les billets pour le concert ont du mal à se vendre et qu'il risque d'être annulé. Sa participation permet de faire salle comble. Après cette soirée, Ochs et Dylan évoquent la possibilité d'une tournée ensemble dans de petites salles qui n’aboutit finalement pas. 


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BILLET D'ENTRÉE 
AU CONCERT
Joan Alison Turner, danseuse britannique, nationalisée chilienne, veuve de l'auteur interprète Víctor Jara a connu Bob Dylan, à l’occasion du concert, qu’elle juge d’une qualité médiocre et dont l’ambiance était festive et arrosée, en décalage en somme avec la gravité du sujet. L’événement, est resté dans l'histoire comme « la nuit où Bob Dylan a chanté à Allende » fut l'un des premiers actes publics où l’on a dénoncé la participation de la CIA dans le Coup d'État au Chili. Trois jours après, le Prix Nobel de Littérature 2016 a invité Joan au Musée d'Art Moderne : « Les gens l'entouraient et lui disaient qu'il ressemblait à Bob Dylan. Lui leur répondait que oui, qu’on le lui disait souvent mais que ce n’était pas lui». 

Pour les hispanophones, voici un article intéressant.

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SUR LE MÊME SUJET :

samedi 15 octobre 2016

LE DESSOUS DES IMAGES : GÉNÉRAL PINOCHET


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PINOCHET, CHAS GERRETSEN, 1973, CHILI


Dans la série Le dessous des images, nous souhaitons raconter l’histoire qui se cache derrière certaines photos ou images emblématiques, connues ou moins connues, qui ont marqué notre société ou notre regard sur le monde.
CHAS GERRETSEN
AUTOPAORTRAIT
Le 11 septembre 1973, le général Pinochet réalise un coup d’État militaire au Chili. Il renverse l’ancien président Salvador Allende, qui se suicidera quelques heures après, et prend le pouvoir du pays pendant les 17 prochaines années.

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PHOTO CHAS GERRETSEN 1973
Membre de l’agence Gamma, équipé de 4 appareils photo et de 40 pellicules, le photographe néerlandais Chas Gerretsen couvre le coup d’État en image. Une semaine après, le 19 septembre 1973, le général Augusto Pinochet accompagné de ses officiers est photographié par Chas Gerretsen à la sortie d’une messe à l’église catholique de Santiago,commémorant le « Jour de la Gloire de l’Armée du Chili », marquant le début du processus d’indépendance du Chili. Chas Gerretsen suggéra au général Pinochet de retirer ses lunettes de soleil pour la photo, mais ce dernier lui répondit : « Je suis Pinochet ».

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CHAS GERRETSEN ET CARIBINERO,  CHILI, AOÛT 1973
La posture, l’expression stricte et ferme du général Pinochet sur cette image sera réutilisée et largement détournée pour illustrer les excès de violence de sa dictature militaire : plus de 3 200 morts et disparus, plus de 38 000 torturés, des dizaines de milliers d’arrestations de dissidents. Suite à une plainte internationale de l’Espagne pour « génocide, terrorisme et tortures » il sera arrêté à Londres en 1998 puis libéré pour des raisons de santé. Il mourra au Chili, sans avoir pu être jugé. Pour ses photos sur le coup d’État, Chas Gerretsen recevra en 1973 le Prix Robert Capa Gold Medal.

Pour les hispanophones, voici un article intéressant sur les images de Pinochet.


SUR LE MÊME SUJET : 

jeudi 13 octobre 2016

1974 : BOD DYLAN A CHANTÉ POUR SALVADOR ALLENDE AU MADISON SQUARE GARDEN

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« BLOWING IN THE WIND »,    BOB DYLAN, ARLO GUTHRIE, DAVE VAN RONK, 
PHIL OCHS, LARRY ESTRIDGE, MELANIE ET PETE SEEGER  EN DIRECT 
AU MADISON SQUARE GARDEN, LE 9 MAI 1974   
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LE 9 MAI 1974 BOD DYLAN A CHANTÉ POUR SALVADOR ALLENDE AU MADISON SQUARE GARDEN À NEW YORK
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 POCHETTE DE L'ALBUM DU CONCERT
« AN EVENING WITH SALVADOR ALLENDE-
THE FRIENDS OF CHILE BENEFIT » 1974