jeudi 28 mars 2013

CHILI: MICHELLE BACHELET À NOUVEAU CANDIDATE À LA PRÉSIDENCE

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MICHELLE BACHELET ANNONCE À SES PARTISANS, LE 27 MARS 2013 À SANTIAGO, SA CANDIDATURE À LA PROCHAINE PRÉSIDENTIELLE AU CHILI. PHOTO HÉCTOR ARAVENA. 

« Nous devons vaincre l’inégalité au Chili. Cela doit être notre plus grande priorité », a-t-elle insisté, ajoutant que « vaincre l’inégalité pour arriver au développement est un travail énorme ».

Michelle Bachelet, 61 ans, médecin de formation, avait quitté ses fonctions en 2010 avec une popularité record. Elle n’avait pu immédiatement se représenter, la Constitution chilienne interdisant d’exercer deux mandats consécutifs.

Elle a exercé les fonctions de directrice exécutive de l’agence ONU Femmes depuis sa création en septembre 2010.

Selon un sondage réalisé il y a quelques mois, 53% des Chiliens sont favorables à un retour au pouvoir de l’ex-présidente.


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LA MAIRE DE SANTIAGO, CAROLINA TOHA, LUI A OFFICIELLEMENT SOUHAITÉ LA BIENVENUE, CONCLUANT SON MESSAGE EN DÉCLARANT « MERCI BEAUCOUP DE VOTRE DÉCISION ». PHOTO UPI
Mme Bachelet devra dans un premier temps affronter trois autres candidats de gauche dans des primaires le 30 juin, pour lesquelles elle apparaît d’ores et déjà comme la grande favorite.

A l’aéroport, Mme Bachelet a été accueillie par une trentaine de dirigeants politiques de la coalition d’opposition de centre gauche et une centaine de partisans, en majorité des femmes, scandant « On le sent, on le sent, Michelle président ».

La maire de Santiago, Carolina Toha, lui a officiellement souhaité la bienvenue, concluant son message en déclarant « merci beaucoup de votre décision ».

Chaleureuse et charismatique, Mme Bachelet jouit d’une popularité sans précédent au Chili, où elle a notamment beaucoup oeuvré pour la cause des femmes.

dimanche 24 mars 2013

LES INDIENS MAPUCHES, RÉSISTANTS DEPUIS LA NUIT DES TEMPS


Eux sont les « gens de cette terre »  (mapu = terre, et che= gens). Leur résistance remonte à la nuit des temps. Ils refusèrent le joug inca, puis celui de l'Espagne. Et ce, malgré une situation particulière, ils sont le seul peuple d'Amérique à qui la couronne d'Espagne accorda souveraineté et reconnaissance en tant que nation. 15 décrets en attestent, que le colonisateur respecta peu.

Lorsque naquit la République indépendante du Chili en 1810, une partie des Mapuche s'accrocha à ses frontières historiques. 

Alihuén, c'est en langue indigène mapuche, le « vieux chêne centenaire et solitaire » ; mais aussi dans les régions côtières, « la nouvelle aurore » . Antileo signifie « le mouvement et l'éclat du soleil » .

42% des Mapuches résident aujourd'hui à Santiago, 27% à Temuco, 20% à Conception. Au total, 1 500 000 personnes, contre 250 000 en Argentine. A l'intérieur du pays, 20% d'entre eux vivent en communauté et gardent leur organisation traditionnelle. Ils sont soumis à une répression permanente de la part de l'Etat et des multinationales. Le plus souvent chassés de leurs terres.

Le gouvernement de Salvador Allende, dans le cadre de la réforme agraire, leur attribua 200 000 hectares de terre, que Pinochet s'empressa de récupérer. Les conflits actuels, d'une dureté insupportable, et dans le silence médiatique général, en sont la conséquence. Les communautés en lutte sont militarisées et subissent les exactions des « forces spéciales de carabiniers» . Une vingtaine de prisonniers politiques restent emprisonnés; la torture est fréquente. Les « Combattants»  Mapuches, comme ils se définissent eux-mêmes, ont réalisé 8 grèves de la faim, de 60 à 80 jours. Ils revendiquent leur droit à l'autodétermination, l'autonomie et la récupération de leurs terres, davantage de représentation parlementaire. Les courants qui prônent l'indépendance sont très minoritaires.

La nation Mapuche existe depuis 8 000 ans, mais n'a jamais eu d'Etat. Les communautés vivent dans la pauvreté; et en ville, les Mapuches occupent les emplois les moins qualifiés. Le gouvernement de Michèle Bachelet n'a rien changé; celui de Piñera a cogné sans merci.

Le parti communiste du Chili considère que la solution du problème Mapuche passe par un changement du modèle économique néolibéral, et par des réformes «pour tout le Chili » .

Les gouvernements successifs ont appliqué aux Mapuches la loi 18 134, loi anti-terroriste de Pinochet, encore en vigueur.

Pour , le problème Mapuche ne peut rester à l'écart de la campagne des prochaines élections présidentielles (en novembre). Il en va pour lui « d'un symbole » , d'un marqueur de tout changement véritable.


vendredi 22 mars 2013

SATELLITE PLANCK : LA PHOTO DE L'UNIVERS PRIMORDIAL

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CETTE CARTE FAIT ÉTAT DE DIFFÉRENTES ZONES DE TEMPÉRATURES DANS LE CIEL. ON PEUT D’AILLEURS Y VOIR UNE « ZONE FROIDE »  ( EN BAS À DROITE) QUI DEMEURE, POUR LE MOMENT, INEXPLICABLE.

Qu'est-ce que le le fond diffus cosmologique, l'origine de l’Univers?

Sur son site internet, l’Agence spatiale européenne explique que « Le CMB [le fond diffus cosmologique, ndlr] s’est imprimé sur le ciel alors que l’Univers n’avait que 380 000 ans. Pendant la phase d’expansion de l’Univers, le signal du CMB s’est étiré jusqu’à se transformer en hyperfréquences, ce qui correspond à une température de tout juste 2,7 degrés au-dessus du zéro absolu. » C'est à dire un peu plus de -270 °C.

« Les structures formant des mouchetures sur l’arrière-plan brun de l’image représentent d’infimes fluctuations de température qui correspondaient à des régions de densité légèrement différente au tout début de l’histoire de l’Univers. Elles portaient en elles le germe de toutes les structures qui se sont formées par la suite, ces étoiles et galaxies que nous connaissons aujourd’hui. »

« Cette carte permet aux astronomes d’en apprendre davantage sur la composition et l’évolution de l’Univers de sa naissance jusqu’à nos jours et même au-delà» conclue l'Agence spatiale européenne qui a par ailleurs annoncé que le satellite Planck devrait encore fournir des données et images pendant les dix prochaines années.

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UNE CARTE DU CIEL À DES LONGUEURS D'ONDE OPTIQUES MONTRE UNE BANDE DE PREMIER PLAN HORIZONTAL QUI EST LA LUMIÈRE QUI BRILLE À PARTIR DE NOTRE PROPRE VOIE LACTÉE. LA BANDE SUPERPOSÉE MONTRE LA RÉGION DU CIEL CARTOGRAPHIÉ PAR PLANCK LORS DE L'ENQUÊTE « FIRST LIGHT » (PREMIÈRE LUMIÈRE.
De quoi découvrir encore une infime partie des secrets que renferme l’Univers.

mardi 19 mars 2013

DISPARITION AU MONDE : LE MYSTÈRE DES 50 000 PHOTOS DE MORDZINSKI


« Personne ne sait ni ne veut savoir »

Lundi, il raconte sur son site :

« Durant plus de dix ans, via le partenariat entre El País [quotidien espagnol, ndlr] et Le Monde, j’ai utilisé un bureau au septième étage du Monde à Paris, où je gardais des milliers de négatifs et diapositives originales, qui ont disparu, comme ça, il y quelques jours.

Miguel Mora, le correspondant d’El País, est arrivé le 7 mars dans le bureau et il a vu que tout avait été vidé, sans que nous soyons prévenus, et que toutes nos affaires avaient disparu.

On s’est mis à chercher et nous sommes tombés dans les caves sur l’armoire que j’avais moi même peinte, il y a dix ans. Personne ne sait ni ne veut savoir pourquoi ils ont décidé de faire “disparaître” mon travail. Vingt-sept ans d’attentes, d’espoirs, de nœuds dans la gorge, de nuits blanches, d’angoisses. »

SIÈGE DU JOURNAL LE MONDE, LE 2 JUILLET 2010 À PARIS. PHOTO HALEY / SIPA
L’armoire était vide. L’histoire, relatée par un salarié du Monde :

« Le correspondant d’El País qui vient assez peu dans son bureau a trouvé sa porte ouverte le 7 mars. Un salarié du groupe y avait été installé. Il est allé voir les services généraux pour savoir où leurs affaires avaient été déménagées. Personne n’en savait rien. La responsable a “mené une enquête”, et le lendemain le résultat était que personne n’en savait rien non plus.

Ils ont retrouvé le gars qui avait déplacé l’armoire, qui a dit qu’il avait tout jeté. Pour le photographe, c’est une véritable tragédie. »

Nous avons essayé de joindre la responsable des services généraux, en vain jusqu’à ce début d’après-midi.

« La prochaine lettre sera une lettre d’avocat »

Seules quelques centaines de ses clichés ont été numérisées, pour des livres ou des expositions. Tout le reste serait perdu.

Le photographe ne veut pas croire en une simple négligence :

« Il s’agit d’un profond mépris pour un travail qui fait partie de la mémoire de notre culture contemporaine.»

Selon le quotidien argentin Clarín, le photographe a d’abord envoyé un courrier à la direction du Monde, courrier resté sans réponse :

« Il n’y avait pas de menace, je n’évoquais pas le terrible préjudice professionnel, économique et moral. Je voulais seulement des excuses. Je comprends que j’ai fait fausse route. La prochaine lettre sera une lettre d’avocat. »

samedi 16 mars 2013

MICHELLE BACHELET QUITTE SON POSTE À L'ONU

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MICHELLE BACHELET LORS QU'ELLE PREND LA TÊTE DE L’« ONU FEMMES » EN 2010
Elle n'a jamais indiqué si elle comptait représenter la gauche lors des élections de novembre prochain

Si elle choisissait de le faire, les Chiliens seraient apparemment nombreux à s'en réjouir. Un sondage réalisé en janvier révélait que 49 % des répondants espéraient son retour à la présidence, loin devant les deux candidats possibles de la droite, Laurence Golborne et Andres Allamand.

Elle avait été nommée directrice exécutive de l'ONU Femmes en juillet 2010, lors de la création de l'organe, dont le mandat est de promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes.

mercredi 13 mars 2013

LE PLUS AMBITIEUX PROJET ASTRONOMIQUE AU MONDE, ALMA, INAUGURÉ AU CHILI

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ALMA, qu'est-ce que c'est ?

ALMA est un vaste réseau de radiotélescopes, constitué de 66 antennes pesant chacune plus de 100 tonnes et pouvant résister à une température variant entre -20 degrés et +20 degrés Celsius. Le tout agira comme un seul télescope géant de quelque 16 kilomètres de diamètre.

L'ensemble permettra d'observer la lumière invisible à l'œil humain, avec des longueurs d'onde millimétriques et submillimétriques près de 1.000 fois plus longues que les ondes lumineuses visibles.


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ECHINOPSIS ATACAMENSIS ( CACTUS ) ET LA VOIE LACTÉE. PHOTO STÉPHANE GUISARD


ALMA, à quoi ça sert ?

La description du projet semble quelque peu abstraite pour les béotiens. Et pourtant, tous les scientifiques s'accordent à parler d'une véritable révolution. 

« Cela va complètement transformer notre vision d'une partie de l'univers » (Massimo Tarengui, représentant de l'Observatoire européen austral)

Les scientifiques espèrent bien découvrir des choses encore inconnues, jusqu'à l'origine du cosmos. ALMA pourrait même servir à découvrir comment naissent les galaxies, et pourra même aller jusqu'à renseigner sur l'origine de la matière organique, et de la vie, en explorant les confins de l'univers.


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ALMA, un projet mondial

Révolutionnaire, le projet est également le fruit d'une collaboration mondiale, entre l'Observatoire européen austral (ESO), les États-Unis et le Japon, qui ont financé depuis dix ans l'équipement, à hauteur d'un milliard d'euros.

Les images prises par ALMA seront traitées par le Corrélateur, un superordinateur, l'un des plus puissants au monde, conçu pour l'occasion.

« Nous, nous formons une partie de l'univers et nous aimerions en savoir plus sur nous-mêmes : savoir d'où nous venons, quel a été le commencement, pourquoi nous sommes ici, comment s'est formée la Terre et la vie et vers où nous allons », selon Massimo Tarengui. L'occasion de répondre à des questions jusqu'ici hors de portée de l'être humain.


mardi 12 mars 2013

« NO », DE PABLO LARRAÍN : LA PROMOTION DE LA DÉMOCRATIE

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Mettre l’accent sur René permet de saisir de l’intérieur le bouleversement que celui-ci provoque. En devenant l’instigateur de la com’ du non, René importe les codes et les formes de la publicité dans les messages politiques. A priori, la campagne devait servir, aux yeux des leaders du non, à rappeler les exactions, les meurtres et les disparitions pour «éveiller les consciences ». Dans une scène qui ne manque pas d’humour, alors que son avis est sollicité devant des images dramatiques et dénonciatrices, René prononce des paroles sacrilèges : « Si vous voulez gagner, il faut être plus sympathiques. » La démocratie vendue comme un produit ? Au vu du résultat de l’élection, la méthode, qui n’a pas été sans contestation au sein des anti-Pinochet, s’est montrée efficace. Ce que traque à tout prix le jeune publicitaire : l’ennui, le sérieux, la tristesse  [1]. Toute la campagne audiovisuelle est fondée sur un mot d’ordre, la joie ; elle a pour logo un « No » flanqué des couleurs de l’arc-en-ciel ; et elle est scandée par un petit hymne (« un jingle », dit René) repris en chœur et entêtant à souhait. Les clips, qui sont ceux de l’époque, reflètent ce choix de la légèreté, de l’insouciance. Les plans n’excèdent pas quelques secondes, ne sont pas toujours très signifiants, mais l’impression d’ensemble se veut annonciatrice de bonnes nouvelles une fois que Pinochet aura été mis K.-O. Et ça marche.


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Le film raconte ainsi l’aventure, parfois inquiétante, qu’a représentée la réalisation de cette campagne : le tournage des clips, toujours à l’arrache à l’extérieur ; les tentatives d’intimidation du parti adverse – jusque chez René, qui doit confier son fils, dont il a la garde, à son ex-femme, une « gauchiste » intransigeante ; ou les pressions que Luis Guzman (Alfredo Castro), le directeur de l’agence qui emploie le jeune publicitaire, fait peser sur celui-ci. Guzman, homme seul et sans courage, a choisi de collaborer avec ceux qui paraissent les plus forts, et donc de conduire la campagne de communication du oui. Mais le plus talentueux des deux est, de loin, son collaborateur.


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Malgré son esthétique « surannée », très « vidéo années 1980 », pour coller à l’esprit et à la couleur de l’époque – le choix s’avère au final très cohérent –, No se présente sous un jour plus avenant, plus souriant que les précédents films du cinéaste. Il ne cède pourtant rien à la complexité de la situation. Si la pub au service d’une bonne cause est parvenue à sortir Pinochet, son triomphe ne laisse pas sans questions. Pablo Larraín les esquisse intelligemment en quelques plans à la fin du film, sans s’appesantir.


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Juste après l’annonce de la victoire du non, l’homme politique qui a sollicité René et l’a soutenu dans ses choix pendant toute la campagne revendique devant les caméras une victoire personnelle. Comme si l’esprit collectif disparaissait en quelques secondes au profit de l’individualisme et cédait devant la tentation médiatique : il y a là comme un avant-goût des temps à venir. Puis on retrouve René et Guzman devant des clients lors d’une présentation de film publicitaire. Ils observent le même rituel, prononcent les mêmes mots que dans la scène d’ouverture. Comme si le référendum n’avait constitué pour eux, chacun dans le camp opposé, qu’une parenthèse. L’échec de Pinochet n’a rien changé à leur quotidien. Le patron est toujours là, le créatif n’a rien perdu de sa compétence, et la publicité s’avère plus que jamais nécessaire au rayonnement du capitalisme. Ce « non» nécessaire était-il un « oui » à un autre asservissement ?

Nota Bene :
No, Pablo Larraín, 1 h 57.

[1] La recette reste d’actualité. Pour preuve, ces lignes dans le numéro de février 2013 du magazine CB News, consacré à la publicité : « Même quand ce n’est pas drôle, il y a toujours une “pensée riante”, un humour disponible. Comme la campagne de sensibilisation au don d’organes conçue par l’agence Change, avec ces improbables couples de donneurs et de receveurs d’organe. La façon poético-ironique était la bonne sur ce sujet sérieux. Ce qu’il faut absolument éviter, c’est la gravité pontifiante. »

CHILI : KAROL CARIOLA, L'INTOX

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IMAGE JOSÉ FRANCISCO ZÚÑIGA / AGENCIA UNO

« Karol Cariola manifestant masquée lors de la Journée Internationale de la femme». Titre du journal Publimetro au Chili. 
          INTOX (N.F.)
1.(FAMILIER) FAIT D'INTOXIQUER DE MANIÈRE INSIDIEUSE LES ESPRITS EN PROPAGEANT DES INFORMATIONS TENDANCIEUSES OU MENSONGÈRES.

lundi 11 mars 2013

LA DICTATURE DE PINOCHET EN CINQ FILMS



Missing, de Costa-Gavras (1982)

Autour de l’histoire vraie d’un ressortissant américain disparu durant le putsch et recherché par son père (Jack Lemmon), Costa-Gavras dresse un réquisitoire en bonne et due forme contre l’implication des Etats-Unis et la CIA dans le coup d’Etat militaire contre une démocratie d'inspiration socialiste à laquelle ils étaient opposés. « Quel est votre rôle ici, dit Jack Lemmon, qui s’adresse à des diplomates américains, à part soutenir un régime qui tue des milliers de gens ?»



Mon ami Machuca, d’Andrés Wood (2003)

Depuis la fin du régime de Pinochet, les cinéastes chiliens ont pu commencer à revisiter la période, à en examiner les blessures et les non-dits. Chronique de l’amitié entre deux gamins que tout oppose, du milieu social à l’orientation politique de leurs familles, Mon ami Machuca propose une approche à la fois intimiste et historique des ravages du régime de Pinochet, de ses conséquences sur le quotidien des citoyens ordinaires. Il dessine aussi, au passage, un portrait de la société chilienne de 1973, en grand écard entre conservatisme et ferveur militante.



 
Salvador Allende, de Patricio Guzman (2004)

Documentariste chilien, Patricio Guzman a bâti son œuvre sur l'histoire contemporaine de son pays. Un formidable et unique travail de mémoire en images, qui, de La bataille du Chili, triptyque réalisé entre 1975 et 1979 à Nostalgie de la lumière (2010) fait inlassablement le bilan des crimes du régime de Pinochet. Dans Salvador Allende (2004), il revient sur le parcours du président sacrifié, des conditions de son élection à sa mort, le 11 septembre 1973, dans le palais présidentiel de la Moneda, à Santiago.



Santiago 73 post mortem, de Pablo Larrain (2011)

Avant de réaliser No, le cinéaste Pablo Larrain a déjà visité deux fois le Chili de Pinochet, avec Tony Manero et Santiago 73 post mortem. Dans ce dernier, film funèbre sur les premier temps du régime, l'employé d'une morgue voit soudain affluer les cadavres. Une réflexion ironique et glaçante sur la responsabilité individuelle. Dans une interview accordée au journal Le Monde, c'est Patricio Guzman qui en parle le mieux : Pablo Larrain « a réussi à faire de son personnage la quintessence de cette médiocrité et de cette grisaille qui aboutissent au fascisme. Il a su imposer, avec audace, une atmosphère extrêmement inquiétante, et faire de son film une sorte de bombe silencieuse. »

mardi 5 mars 2013

LES RESTES DU POÈTE CHILIEN PABLO NERUDA EXHUMÉS POUR DÉTERMINER LA CAUSE DE SA MORT




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MANUEL ARAYA OSORIO, ANCIEN SECRÉTAIRE, ASSISTANT PERSONNEL ET CHAUFFEUR DE PABLO NERUDA  (IL A OCCUPÉ CETTE FONCTION PENDANT PRÈS D'UN AN), ASSURE, DANS LES PAGES DU JOURNAL MEXICAIN PROCESO, QUE NERUDA FUT ASSASSINÉ ALORS QU'IL S'APPRÊTAIT À FUIR LE CHILI POUR MEXICO. PHOTO BLOG CHOFER-DE-NERUDA

"Une mystérieuse injection dans les heures précédant sa mort", selon son chauffeur

Mais de récents témoignages ont remis en cause cette version et évoqué un assassinat commandité par la dictature, pour éviter que Neruda ne devienne, de l'exil où il s'apprêtait à partir, un opposant de prestige. Ainsi en 2011, l'ancien secrétaire personnel et chauffeur de Neruda, Manuel Araya, a affirmé que son patron, hospitalisé, a reçu une mystérieuse injection dans les heures ayant précédé sa mort. Le Parti communiste du Chili, également convaincu de son assassinat, a pour sa part saisi la justice en décembre dernier pour qu'elle fasse exhumer les restes du poète, enterré au côté de son épouse Matilde Urrutia à Isla Negra sur la côte centrale chilienne.  

La justice chilienne a récemment revisité les circonstances de morts survenues sous la dictature : elle a exhumé la dépouille d'Allende en mai, pour déterminer s'il s'était suicidé ou avait été assassiné au cours du coup d'Etat du 11 septembre 1973. Une expertise médicale a conclu au suicide. Une autre enquête vise à examiner les circonstances de la mort d'un autre opposant, l'ancien président (1964-70) Eduardo Frei Montalva, qui s'est éteint en 1982 après une opération bénigne. 

lundi 4 mars 2013

LES CROATES DU CHILI : UNE DIASPORA EN DEVENIR

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COUVERTURE DU LIVRE « IMMIGRATION CROATE CROATE À MAGELLAN »  PUNTA ARENAS : HOGAR CROATA, 1999 (PUNTA ARENAS : IMPRESOS VANIC)

Andronico Luksić, un success-story à la chilienne

Au début du XXe siècle, quand ils débarquaient dans le port de Punta Arenas, ville aujourd’hui peuplée de 130.000 habitants, les jeunes Dalmates s’installaient principalement dans un quartier rapidement renommé « Quartier croate » (Barrio croata). L’intégration des nouveaux arrivants a été facilitée par la configuration géographique et climatique comparable à la côte dalmate, en plus de l’attachement très prononcé des Chiliens envers l’Eglise catholique. Qui sait que l’ancien Président argentin Nestor Kirchner a des origines croates ? En effet, sa mère, née Ostoić, était née à Punta Arenas de descendance dalmate…

Beaucoup de personnalités chiliennes ont de telles origines, ce qui montre la réussite de l’assimilation croate au Chili, avec par exemple Pascual Baburica dans le secteur du salpêtre ou encore la famille Luksić. Cette success-story à la chilienne remonte aux années 1950 lorsqu’Andronico Luksić Abaroa fonde le groupe éponyme à Antofagasta en commençant dans le secteur du cuivre qui constitue une des ressources naturelles les plus importantes du pays. Au fil des décennies, le groupe connut une forte expansion, tout en se diversifiant dans l’industrie, l’agriculture, la pêche, la forêt, le transport, puis dans les télécommunications, les banques, les chemins de fer… Aujourd’hui encore, le groupe Luksić-Iris Fontbona détient une des premières fortunes du Chili, ce qui lui permet d’apparaître en 32ème position dans le classement des plus grandes fortunes du monde du magazine Forbes…


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ANDRÓNICO LUKSIC CRAIG ( 16 DE ABRIL DE 1954 ), HOMME D'AFFAIRE CHILIEN D'ASCENDANCE UNE CROATE - ANGLAISE, AVEC SA FAMILLE POSSÈDE L'UNE de PLUS GROSSES FORTUNES DE LA PLANÈTE.
Présents dans l’ensemble des catégories socioprofessionnelles, les Croates du Chili se sont tellement bien intégrés dans la société chilienne que se pose aujourd’hui la question de la nature de leurs liens avec la Croatie, dans la mesure où beaucoup d’entre eux ont même oublié la langue de leurs ancêtres. Cette assimilation s’explique, entre autres, par le caractère mixte des mariages. Ainsi, en arrivant dans la région, les colons étaient des hommes seuls qui ont épousé des femmes chiliennes, contribuant ainsi à la dilution progressive de l’identité croate. Pour le consul croate d’Antofagasta, il vaudrait mieux parler de « communauté croate » que de « diaspora croate » pour désigner les Chiliens d’origine croate. En effet, parler de « diaspora » reviendrait à considérer qu’ils entretiennent une double allégeance à la Croatie et au Chili...

En dépit de cette distance, depuis l’indépendance de la Croatie en 1991, une nouvelle prise de conscience de l’identité croate s’est produite. Les Chiliens d’origine croate ont donné un second souffle à la culture de leurs ancêtres : par exemple, un consulat honoraire croate a été créé à Punta Arenas, des comités d’aide aux enfants orphelins de Croatie suite à la guerre d’indépendance ont été créés, et des programmes d’échanges linguistiques et culturels ont récemment vu le jour.

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 LOGOTYPE ASSOCIATION « QUARTIER CROATE » (BARRIO CROATA)


La redécouverte de l’identité croate

Depuis quelques années, les Chiliens d’origine croate redécouvrent leurs origines, principalement à Santiago, Punta Arenas et Antofagasta, c’est-à-dire dans les villes où ils sont les plus nombreux. L’association « Domovina » (« Patrie » en croate), basée dans la capitale, représente un exemple de ce retour aux sources. Créée en octobre 2007 sous l’impulsion de l’épouse de l’ambassadeur croate au Chili, Bernadette Kenderic de Maruna, Domovina a pour but le maintien du folklore croate, la transmission de la culture croate aux jeunes générations et la diffusion des traditions croates, avec notamment des cours de folklore (danse, chant et instruments traditionnels) et de langue croates.

À Punta Arenas, l’apport croate est particulièrement remarquable. Ainsi, une place dédiée à l’Immigrant croate a été inaugurée dès 1978 en célébration du centenaire des débuts de l’immigration. Le sculpteur yougoslave Miodrag Živković a remporté le concours pour construire le « Monument du bout du monde », représentant une famille croate, voisine la plaque commémorative célébrant le centenaire de la création de la compagnie de pompiers croates de la ville. Sur cette même place, une statue de Marko Marulić, le « père » de la littérature croate, trône en souvenir du jumelage entre Punta Arenas, Antofagasta et Split, officialisé en 2000. Un groupe de femmes, le Lieu croate pour l’avenir et le club sportif « Sokol » font également vivre cet héritage dans la ville. Certains affirment qu’un habitant sur deux de la ville de Punta Arenas aurait des origines croates…

Tatiana Arzic, trésorière de l’association Domovina, symbolise cet héritage croate au Chili. Ayant quitté en 1903 l’île de Brač, ses grands-parents s’installèrent d’abord en Argentine, où naquit son père, avant de prendre racine à Antofagasta. Profondément attaché la culture croate, son père l’inscrivit à des cours de danse croate dans une association culturelle pendant son adolescence. Souhaitant approfondir cette identité croate, elle obtint une bourse d’étude pour des cours de langue et de folklore en Croatie pendant un été. En 1985, elle créa le groupe Rasadnik à Antofagasta, avant d’être en charge du groupe Baština pour l’association Domovina. Preuve du regain d’intérêt, en 2008, un nouveau groupe folklorique, Hrvatska Jeka (« L’Echo de Croatie »), a vu le jour sous l’impulsion de ses élèves d’Antofagasta.

Développement des relations diplomatiques et économiques

Depuis l’indépendance croate, les relations croato-chiliennes se développent. En 1994, Franjo Tudjman s’est rendu en visite officielle au Chili. Dix ans plus tard, le chef d’Etat chilien, Ricardo Lagos, a inauguré sur l’île de Brač, d’où seraient originaires 90% des Chiliens d’origine croate, une plaque commémorative rendant hommage aux émigrants croates. En 2005, le Président Stjepan Mesić a inauguré à son tour une avenue de la République de Croatie à Antofagasta. Le 29 mars 2000 a été officialisé le jumelage entre les villes d’Antofagasta et Split.


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LE 25 JANVIER 2013, LE PREMIER MINISTRE CROATE, ZORAN MILANOVIĆ, S’EST RENDU AU CHILI POUR UNE VISITE OFFICIELLE. PHOTO ALEX IBAÑEZ


Le 28 janvier 2013, le Premier ministre croate, Zoran Milanović, s’est rendu au Chili pour une visite officielle, qui l’a mené à participer au IVème Sommet des entrepreneurs entre la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (CELAC) et l’Union européenne à Santiago. À cette occasion, un mémorandum d’association et de coopération économique, notamment en matière d’énergie renouvelable, d’industrie, de transport, de production de vin, de tourisme, ainsi que de programmes d’échanges bilatéraux pour les étudiants de l’enseignement supérieur et les professeurs d’université.

Si la Croatie est seulement le 70ème partenaire commercial du Chili, depuis 2008 les échanges se font plus intenses, avec par exemple une augmentation de 230% entre 2008 et 2009. Les relations bilatérales entre la Croatie et le Chili semblent avoir de l’avenir, en dépit de la distance et des difficultés de communication…

« NO » : LE RÉGIME PINOCHET ABATTU PAR LA PUB

AFFICHE DU FILM « NO » SORTIE MEXICAINE

Polémiques tous azimuts

Quand il est sorti dans les salles chiliennes l’an passé, « No » n’est en effet pas passé inaperçu. En revenant, un quart de siècle après les faits, sur le référendum qui aboutit à la chute de Pinochet – référendum accepté par le dictateur sous la pression internationale – le cinéaste ne signe en rien un film militant « à rebours » condamnant la barbarie de la junte militaire pendant ses quinze années de règne sanguinaire.

Plus retors, plus « subversif », souligne Pablo Larrain, le film montre comment des publicitaires, engagés dans la campagne pour le « non », ont fait tomber le régime en utilisant les armes de la communication que Pinochet et ses conseillers croyaient pourtant maîtriser aussi bien que la matraque et la torture.

Un bon slogan et une campagne de com’ subtile sont-ils plus efficaces qu’une dénonciation morale et idéologique ? Telle était la conviction de ces publicitaires. L’Histoire a prouvé qu’ils n’avaient pas tort. Pablo Larrain :

« Mon film a suscité de nombreuses des polémiques au Chili, des deux côtés de l’échiquier politique. A droite, on m’a accusé de montrer Pinochet et ses comparses comme des abrutis et des incompétents. A gauche, on s’attendait à ce que j’adopte le point de vue du peuple martyr et celui des résistants à la dictature. Mais évoquer la publicité offrait des possibilités plus excitantes et, au final, plus justes.

Les publicitaires chiliens de l’époque – des gens habitués à vanter les mérites des voitures et des fours à micro-ondes – ont plus contribué à la chute du régime que les idéologues. Ils ont en quelque sorte profité des normes que Pinochet avait imposées à son pays : le consumérisme, le marketing. “ No ” montre comment Pinochet s’est inoculé son propre venin : son invention s’est retournée contre lui ! »

La joie contre l’horreur

Pour écrire son film, Pablo Larrain s’est inspiré d’une pièce de théâtre : « Référendum », signée Antonio Skarmeta. Une pièce jamais montée sur scène, qui évoquait le règne finissant de Pinochet par le prisme de la pub. L’ouvrage passionne le cinéaste, qui ne se contente pas de l’adapter, mais enquête pendant trois ans avant de bâtir son script.

Il rencontre des politiciens, des historiens et les acteurs réels de la campagne pour le « non ». Il rédige ensuite son scénario et, pour les besoins de la dramaturgie, invente un personnage fictif : René Saavedra (interprété magistralement par Gael Garcia Bernal), un jeune publicitaire ambitieux qui, contre toute attente, concocte une campagne positive et joyeuse pour mieux s’opposer à la propagande et la violence du régime. Pablo Larrain :

« J’avais douze ans en 1988 et je me souviens que le Chili était un pays gris, plombé, triste. Cette campagne lumineuse et fraîche, qui évoquait moins Pinochet que des concepts généraux – la joie, la gaieté – créait une rupture. J’en garde un souvenir très fort, comme tous les Chiliens. Un souvenir qui n’entretient que peu de rapports avec la politique stricto sensu.

Avant 1988, la simple expression d’une opposition au régime avait pour conséquence l’emprisonnement, la torture, voire l’exécution. Pour la première fois depuis quinze ans, la campagne offrait une fenêtre quotidienne à la télévision pour s’exprimer librement.

On s’attendait à ce que l’opposition attaque frontalement Pinochet. Surprise : elle n’en a pas parlé, mais vantait “ seulement ” l’espoir et la joie que pouvait susciter la démocratie. La dictature n’a pas su comment réagir face à ces thématiques universelles. »

Idéologie ou communication ?

Pablo Larrain sait de quoi il parle quand il évoque la « surprise » suscitée par cette campagne dans la classe politique locale. Son père, aujourd’hui encore sénateur de la droite chilienne, militait ardemment… pour le « oui ».

Quant aux opposants au régime, femmes et hommes de gauche qui avaient risqué leur peau pendant des années, ils étaient pour la plupart scandalisés de voir les spots cathodiques en faveur du « non » n’évoquer qu’allusivement les exactions du régime. Pablo Larrain :

« La gauche radicale, dans un premier temps, refusait de jouer le jeu du référendum. Selon elle, y participer revenait à légitimer les apparats pseudo-démocratiques du régime. Si Pinochet gagnait, il devenait un président élu et les dirigeants de cette gauche-là ne voulaient pas prendre ce risque. Mais quand ils se sont aperçus que la campagne pour le “ non ” marquait les esprits, ils l’ont rejointe et ont incité leurs partisans à aller voter.

“ No ” revient sur une période précise de l’histoire de mon pays, mais ses enjeux sont plus généraux. Dans le cas du Chili, en 1988, la confusion entre l’idéologie et la communication a permis le meilleur : Pinochet a dégagé. Mais il va de soi que quand la communication se substitue à la pensée, le pire n’est jamais à exclure. On a pu hélas le constater un peu partout ces dernières années. »

Couronné d’un important succès au Chili (250 000 spectateurs, un exploit pour un film d’auteur), « No » marque la fin d’une période pour Pablo Larrain qui, après trois fictions consacrées aux années Pinochet, est désormais décidé à évoquer d’autres sujets, plus contemporains.

S’il passe à l’acte avec la même inspiration que dans «No », on entendra forcément beaucoup parler de lui dans les années à venir. Forcément en bien.

INFOS PRATIQUES
« No »
de Pablo Larrain
avec Gael Garcia Bernal, Antonia Zegers…

Sortie le 6 mars

CHILI: INTERDICTION TOTALE DE FUMER DANS LES BARS ET RESTAURANTS


La nouvelle loi interdit également l'adjonction dans les cigarettes d'additifs générant l'addiction, limite la publicité télévisuelle pour le tabac et prévoit de développer des actions d'information autour des risques engendrés par le tabagisme.

Il est également désormais imposé aux compagnies cigarettières d'adresser chaque année un rapport au ministre de la Santé sur les dons qu'elles ont effectués.

"Sachant qu'il y a des personnes pour et des personnes contre, en tant que président du Chili, je n'ai jamais eu autant la conviction que nous faisons ce qu'il faut", a déclaré le président Sebastian Piñera au cours d'une cérémonie à l'occasion de l'entrée en vigueur du texte.

Selon le président, la loi a trois objectifs: "Protéger les non-fumeurs, (protéger) les enfants en évitant la publicité aux horaires (où ils se trouvent devant la télévision) et informer les fumeurs pour qu'ils voient les dommages qu'ils provoquent".

Les principaux opposants au texte sont les cafetiers et restaurateurs, qui craignent une baisse de fréquentation, ce que contestent des experts. Ainsi, Lidia Amarales, de la Fondation Chili sans tabac, a assuré que "ni les études nationales ni les observations internationales ne démontrent pas que ce type de lois affecte négativement l'affluence du public".

Le dernier atlas mondial du tabac, rédigé par la Fondation mondiale du poumon et la Société américaine contre le cancer, a révélé par ailleurs que 39,9% des jeunes Chiliennes âgées de 13 à 15 ans fumaient régulièrement, un record mondial en 2012.

CHILI : LA CUT EXIGE JUSTICE ET VÉRITÉ DANS LE CAS DE L’ASSASSINAT D’UN DIRIGEANT SYNDICAL

JUAN PABLO JIMÉNEZ ET SON ENFANT  EN 2010. PHOTO ARCHIVE FAMILIAL 

Le communiqué de la CUT exige qu’une « enquête approfondie et rigoureuse soit menée à bien et que l’auteur de l’assassinat, son arme et sa motivation soient identifiés ». 
« Il est encore plus préoccupant de constater qu’il a été assassiné à l’intérieur d’une entreprise, son lieu de travail, sans que celui-ci ne dispose des mesures de sécurité minimales».

Le communiqué conclut en convoquant les filiales dans l’ensemble du pays à une série de mobilisations qui auront lieu durant les prochains jours. 

La CSI a manifesté sa solidarité avec la lutte des travailleurs et des travailleuses pour la liberté syndicale et, conjointement avec le mouvement syndical chilien, exige une enquête approfondie sur l’assassinat du syndicaliste.

dimanche 3 mars 2013

GIOVANNI MIRABASSI « - EL PUEBLO UNIDO JAMAS SERA VENCIDO »

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PORTRAIT DE GIOVANNI MIRABASSI 

«Fasciné par l"imaginaire collectif et la capacité de certaines mélodies à s'inscrire dans la mémoire de chacun, j'ai trouvé dans les chants de révoltes une écriture musicale qui puise sa vérité, sa puissance même dans un état d'urgence où chaque note est nécessaire.  » Giovanni Mirabassi


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POCHETTE DE L'ALBUM CD DE GIOVANNI MIRABASSI - « AVANTI ! » (2000, FLAC)  LABEL: SKETCH RECORDS - SKE 333015. DISTRIBUTION EN FRANCE: HARMONIA MUNDI DATE DE SORTIE EN FRANCE: 01 JANVIER 2001


[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]

             
GIOVANNI MIRABASSI « - EL PUEBLO UNIDO JAMÁS SERÁ VENCIDO  » EXTRAIT D'AVANTI !
COMPOSITION DE SERGIO ORTEGA
DURÉE : 00:05:17

samedi 2 mars 2013

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BERTRAND DELANOË EN DÉPLACEMENT À SANTIAGO DU CHILI ET BUENOS AIRES

BERTRAND DELANOË NEWS PUBLIÉE LE MARDI 3 FÉVRIER 2009

Programme de Bertrand Delanoë à Santiago

Samedi 2 mars

12h30 : signature de l’accord de coopération Paris - Santiago avec Carolina Toha en présence des membres du conseil municipal à la « Colline Santa Lucia » et de la presse.

13h40 : réunion au Théâtre municipal avec Carolina Toha et des acteurs et artistes chiliens. 
Au soir, Bertrand Delanoë sera l’invité d’honneur d’une réception offerte par l’Ambassadeur de France au Chili rassemblant des membres de la communauté française. 

Lundi 4 mars

9h45: Visite avec Carolina Toha du Musée de la Mémoire, en présence de son directeur Ricardo Brodsky Baudet et de la presse. Ce musée, inauguré en 2010 par Michelle Bachelet, Présidente de la République du Chili, présente l’histoire de la dictature. 
10h25: Rencontre avec Isabel Allende-Bussi, sénatrice, fille de Salvador Allende, à son domicile

Coopération Paris-Buenos Aires

Bertrand Delanoë et Mauricio Macri, maire de Buenos Aires, signeront un avenant à l’accord de coopération qui lie Paris et Buenos Aires depuis 1999. Ce nouvel accord, qui identifie la culture, le développement durable et l’aménagement urbain comme thèmes d’échanges prioritaires, renforcera ainsi les liens bilatéraux qui ont déjà permis aux deux capitales de collaborer à plusieurs niveaux : 

- En 2010 une coopération technique entre les municipalités, soutenue par le MAE, a donné lieu à  des échanges de bonnes pratiques sur les politiques de revitalisation urbaine, de développement économique et de soutien aux jeunes entreprises innovantes. 

- En 2011, les échanges ont gagné en visibilité avec l’organisation d’un tandem culturel « Paris - Buenos Aires », mêlant arts du cirque, musiques et création contemporaine, soutenu par l’Institut Français. A Paris, ce tandem a donné lieu à un bal argentin de trois jours au Centquatre, tandis qu’une Nuit Blanche a été organisée à Buenos Aires. 

- En 2013, la coopération Paris-Buenos a pour thème le design, à nouveau avec l’appui du MAE. Les deux capitales accueillent chacune un jeune designer de la ville partenaire en résidence pour 6 mois, à Paris aux Ateliers de Paris et à la Cité internationale des Arts (Alina Najlis, graphiste, de février à juillet), à Buenos Aires, au Centre métropolitain du Design (Nathanaël Abeille, qui travaille sur la lumière, de mai à octobre). Un expert de Buenos Aires participera aux « Designers’s Days » en juin à Paris et un Parisien se rendra au « Forum international du Design » en octobre à Buenos Aires. 

Programme de Bertrand Delanoë à Buenos Aires 

Mardi 5 mars 

11h: Rencontre avec Estela de Carlotto, présidente des « Grands-Mères de la Place de Mai » et Marta Vazquez, représentante des « Mères de la place de Mai, lignes fondatrices », au siège de l’association des Grands-Mères de la place de mai. Ouvert à la presse.
13h : déjeuner avec des acteurs et artistes argentins.
Dans l’après-midi un entretien est prévu avec Cristina Fernandez de Kirchner,  Présidente de la république argentine, une occasion pour évoquer les projets de coopération entre Paris et les villes argentines et le rôle de l’Argentine dans les grands enjeux stratégiques régionaux et mondiaux.

Au soir, Bertrand Delanoë sera l’invité d’honneur d’une réception offerte par l’Ambassadeur de France en Argentine rassemblant des membres de la communauté française.

Mercredi 6 mars

11h45: Entretien avec Mauricio Macri, Maire de Buenos Aires, à l’Usina del Arte, suivi de la signature d’un avenant à l’accord de coopération Paris-Buenos Aires en présence de la presse.