dimanche 23 juillet 2017

GOLPE SUAVE


« GOLPE SUAVE » (COUP D'ÉTAT PARLEMENTAIRE)



VIOLETA PARRA - UNE CHILIENNE À PARIS (VALSE-MUSETTE )


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« UNE CHILIENNE À PARIS » CHANSON DE VIOLETA PARRA.
  ELLE SORT EN FÉVRIER 1989 COMME FACE B DU SINGLE BELFAST CHILD
LICENCE YOUTUBE STANDARD  
DURÉE : 00:02:46

      VIOLETA PARRA




      GRANDS VOILIERS : MANIFESTATION DEVANT LE NAVIRE ESMERALDA

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      LE VOILIER ESMERALDA ATTIRE JEUNES ET MOINS JEUNES
      PHOTO JEAN-LOUIS BORDELEAU
      Une vingtaine de manifestants se sont rassemblés samedi midi devant L'Esmeralda pour révéler les histoires d'horreur qui y sont associées. Le navire chilien est visité par des milliers de curieux depuis le début du Rendez-vous 2017 (RDV) des grands voiliers.
      UNE VINGTAINE DE MANIFESTANTS ÉTAIENT 
      RÉUNIS DANS LE PORT DE QUÉBEC.
       PHOTO CARL MARCHAND
      Victor Montenegro est l’un des organisateurs de la manifestation. Il a fui le régime du général Augusto Pinochet


      M. Montenegro vit à Québec depuis 42 ans, mais n’a jamais oublié les récits d'histoires sinistres survenues à bord du navire. Il est natif de Valparaiso, là où les actions répressives du dictateur ont débuté après sa prise du pouvoir en septembre 1973.

      « Je viens de la ville où mouille le bateau. Donc, je le connais très bien. Ce navire fut un lieu de prison et de torture. »

      Condamner les responsables

      MIGUEL WOODWARD
      Le Québécois d’adoption et ses acolytes se font un devoir de révéler au grand jour le passé sombre de ce voilier. Des manifestations ont d’ailleurs lieu dans la plupart des ports du monde où L’Esmeralda accoste.

      « Il y a eu des violations des droits humains dans ce bateau-là, ce qui n’a jamais été reconnu par la marine chilienne au point où les gens qui visitent ce navire ici, à Québec, n’ont aucune connaissance de ce qui s’est passé. »

      C’est au nom des victimes qui n’ont jamais été revues en vie après un voyage en mer et au nom de ceux qui ont survécu à la torture à bord de L’Esmeralda que M. Montenegro manifestera samedi midi, dans le port de Québec.
      La justice chilienne n’a pas fait assez d’efforts pour condamner les responsables, mais il y a des témoins, des survivants, des témoignages, des livres écrits sur le sujet. Victor Montenegro, organisateur de la manifestation
      Un cas emblématique

      Le cas le plus célèbre, affirme M. Montenegro, est celui du prêtre catholique Michael Woodward, un Britannique d’origine, mais Chilien d’adoption. Arrêté cinq jours après la prise du pouvoir de Pinochet, il aurait été amené à bord de L’Esmeralda et torturé à mort.

      « Le crime sur ce prêtre est devenu un cas emblématique de la violation des droits humains au Chili », conclut-il.

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      vendredi 21 juillet 2017

      AU CHILI, UNE LOI DÉPÉNALISANT PARTIELLEMENT L’AVORTEMENT REPOUSSÉE PAR LES DÉPUTÉS


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      LA PRÉSIDENTE DU CHILI, MICHELLE BACHELET,
      À VERACRUZ (MEXIQUE), EN 2015.
      PHOTO REBECCA BLACKWELL 
      Le Sénat avait approuvé mercredi, en y apportant des amendements, un texte de loi autorisant l’IVG dans certains cas, mais les députés n’ont pas validé les modifications.

      CHARLIE HEBDO N°100

       : OCTOBRE 1972
      Les femmes chiliennes devront encore attendre avant de pouvoir avorter légalement et continueront à encourir des peines de trois à cinq ans de prison en cas d’interruption volontaire de grossesse (IVG) clandestine. Contre toute attente, l’adoption définitive d’un projet de loi visant à dépénaliser au Chili l’avortement thérapeutique et en cas de viol a été retardée, jeudi 20 juillet, au Parlement

      MANIFESTATION À SANTIAGO RÉCLAMANT
      LA DÉPÉNALISATION DE L'AVORTEMENT
      PHOTO BELGAIMAGE
      En mars 2016, la Chambre des députés avait voté en première lecture ce texte-phare de la présidente, Michelle Bachelet. Mais il avait dû passer par plusieurs commissions, puis par le Sénat, qui l’avait amendé, avant de revenir à la Chambre basse. « C’est douloureux pour nous tous, a déclaré le sénateur socialiste Alejandro Guillier, et je sens que nous avons failli auprès des femmes chiliennes. »

      Après un intense débat et de multiples tractations avec le gouvernement, les députés ont repoussé, à une voix près, les modifications du Sénat. Le projet de loi devra à présent passer devant une commission mixte paritaire chargée de trouver une version commune aux deux Chambres. Ce processus pourrait retarder l’adoption définitive de la loi de plusieurs semaines, jugent les observateurs.

      Si le texte venait à être voté, les parlementaires de droite, dans l’opposition, ont annoncé qu’ils saisiraient le Tribunal constitutionnel (TC), ce qui retardera l’accès des femmes à l’avortement légal. D’autant plus que le futur président du TC, Ivan Arostica, qui doit prendre ses fonctions le 30 août et dont le vote pourrait être essentiel, est un conservateur opposé à la légalisation de l’IVG.

      120 000 avortements clandestins pratiqués tous les ans

      Bien que ne s’appliquant qu’à trois cas exceptionnels et précis (danger pour la vie de la femme enceinte, viol et non viabilité du fœtus), cette loi constituerait, si elle était finalement votée, une avancée vers la protection des droits des femmes au Chili. En l’absence de chiffres officiels, on estime qu’au moins 120 000 avortements sont pratiqués tous les ans, dans la clandestinité.

      La dépénalisation de l’IVG est un des grands combats de la présidente socialiste, Michelle Bachelet (2006-2010, et depuis 2014) pédiatre de formation et ancienne ministre de la santé de 2000 à 2002. Elle tient à faire passer la loi avant la fin de son mandat, en mars 2018, et alors que la droite est donnée favorite dans les sondages en vue de la présidentielle du 19 novembre – élection à laquelle elle ne peut pas participer, la Constitution fixant la durée d’un mandat à quatre ans, sans possibilité de réélection immédiate.

      Le Chili reste donc pour le moment dans la liste des quelque vingt pays qui, selon l’Organisation mondiale de la santé, interdisent l’avortement dans toutes les circonstances : le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, Haïti et la République dominicaine sur le continent américain ; les Philippines et les îles Palaos en Asie-Océanie ; le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Gabon, le Congo, Madagascar, Djibouti et la Mauritanie en Afrique ; Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin en Europe.


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      DESSIN


      SUR LE MÊME SUJET : 


      jeudi 20 juillet 2017

      CHILI: LA DÉPÉNALISATION DE L'AVORTEMENT THÉRAPEUTIQUE RETARDÉE

      DES MILITANTS PRO-AVORTEMENT MANIFESTENT À
      L'INTÉRIEUR DU CONGRÈS NATIONAL À VALPARAISO,
      LE 20 JUILLET 2017 AU CHILI
      PHOTO FRANCESCO DEGASPERI
      L'adoption définitive du projet de loi visant à dépénaliser l'avortement thérapeutique et en cas de viol au Chili, pays conservateur, a été retardée jeudi au Parlement.
      Après le vote des sénateurs dans la nuit de mardi à mercredi, ce texte-phare de la présidente Michelle Bachelet devait être approuvé jeudi par la Chambre des députés pour que le Chili quitte la liste de la vingtaine de pays interdisant totalement l'avortement, selon l’Organisation mondiale de la santé.

      Mais contre toute attente, il devra passer devant une commission mixte paritaire chargée éventuellement de trouver une version commune aux deux chambres.

      Ce processus pourrait retarder l'adoption définitive de la loi de plusieurs semaines, jugent les observateurs.

      Si le texte venait à être voté, les parlementaires de droite (opposition) ont annoncé qu'ils allaient saisir le Tribunal constitutionnel.

      Jusqu'en 1989 et pendant plus de 50 ans, l'avortement était permis en cas de risque pour la mère et de foetus non-viable. Mais, avant de quitter le pouvoir, l'ancien dictateur Augusto Pinochet (1973-1990), l'a interdit, laissant cette décision inchangée durant plus de deux décennies.

      Depuis, ce texte déchaîne les passions: le Chili a été un des derniers pays développés à reconnaître le divorce en 2004 et l'Église y est très présente.

      Officiellement le Chili enregistre quelque 30.000 avortements provoqués ou spontanés, mais les interruptions clandestines pourraient être de l'ordre de 160.000.

      Outre le Chili, le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, Haïti, la République dominicaine sur le continent américain, les Philippines et les îles Palaos en Asie, le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Gabon, le Congo, Madagascar, Djibouti et la Mauritanie en Afrique interdisent totalement l'avortement. En Europe, Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin sont dans ce cas.

      mercredi 19 juillet 2017

      AU CHILI L'AVORTEMENT THÉRAPEUTIQUE EN PASSE D'ÊTRE DÉPÉNALISÉ

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      L'AVORTEMENT THÉRAPEUTIQUE A ÉTÉ AUTORISÉ AU CHILI PUIS ABOLI DURANT LA DICTATURE D'AUGUSTO PINOCHET (1973-1990). CHILI : LOIS CONTRE L'AVORTEMENT - UN RECUL POUR LES DROITS DES FEMMES
      Ce texte-phare de la présidente Michelle Bachelet doit maintenant être validé par la Chambre des députés pour que le Chili quitte la vingtaine de pays interdisant totalement l'avortement, selon l'Organisation mondiale de la santé. 

      "C'est un matin historique", s'est félicitée la présidente socialiste, alors que 70% des Chiliens approuvent le texte, selon les sondages. 

      "Au-delà de l'avis personnel de chacun, ce que permet (ce texte) c'est que nous soyons un pays où les femmes, confrontées à de telles situations, puissent prendre la meilleure décision possible", a ajouté la chef de l'État, dont le mandat se termine en mars 2018. 

      "Les trois causes qui étaient au coeur de la lutte ont été approuvées, (...) ce qui représente une grande contribution à l'histoire du Chili", a annoncé à l'AFP Claudia Dides, porte-parole d'une association de défense des droits humains, quelques minutes après le vote du Sénat, applaudi par les défenseurs du projet qui assistaient à la séance. 

      Officiellement le Chili enregistre quelque 30.000 avortements provoqués ou spontanés, mais les interruptions clandestines pourraient être de l'ordre de 160.000.  

      Outre le Chili, le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, Haïti, la République dominicaine sur le continent américain, les Philippines et les îles Palaos en Asie, le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Gabon, le Congo, Madagascar, Djibouti et la Mauritanie en Afrique interdisent totalement l'avortement. En Europe, seuls Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin sont dans ce cas. 

      - Jusqu'à cinq ans de prison -  

      Violée par un parent, enceinte d'un bébé non viable, une Chilienne de 13 ans n'a eu d'autre issue que d'aller au bout de sa grossesse. 

      Son cas, et d'autres semblables dont celui de Belen, une fillette de 11 ans, enceinte après avoir été violée par son beau-père, ont ému l'opinion publique chilienne et relancé le débat sur une légalisation partielle de l'avortement, qui a repris fin 2014 au Congrès après plusieurs mois d'interruption. 

      Toutes deux, si elles avaient avorté, risquaient jusqu'à cinq ans de prison, même si, selon une étude officielle, aucune femme chilienne n'a été emprisonnée ces dernières années pour ce délit. 

      Jusqu'en 1989 et pendant plus de 50 ans, l'avortement était permis en cas de risque pour la mère et de foetus non-viable. Mais, avant de quitter le pouvoir, l'ancien dictateur Augusto Pinochet (1973-1990), l'a interdit, laissant cette décision inchangée durant plus de deux décennies. 

      Depuis, ce texte déchaîne les passions: le Chili a été un des derniers pays développés à reconnaître le divorce en 2004 et l'Eglise y est très présente. 

      "Mon corps, ma décision", pouvait-on lire sur un panneau des militants pro-avortement devant le Congrès, qui ont été délogés par la police après des affrontements avec des groupes religieux, équipés de pancartes avec l'inscription "Reviens vers le Christ", a constaté l'AFP.  

      Les parlementaires de droite (opposition) ont annoncé qu'ils allaient saisir le Tribunal constitutionnel. 

      "Ce qu'est en train de faire le congrès c'est (...) dire quels types d'êtres humains ont le droit de vivre", a lancé la sénatrice ultra-conservatrice Jacqueline van Rysselberghe. 

      Lors de son premier mandat (2006-2010), la présidente Bachelet, pédiatre de formation, avait bataillé dur pour faciliter l'accès à la "pilule du lendemain", qui lui avait valu d'être dénoncée devant le Tribunal constitutionnel et qui reste encore difficile à obtenir dans ce pays de 17 millions d'habitants. 

      Signe de l'évolution de la société chilienne, le pays a néanmoins autorisé fin 2015 les unions civiles entre homosexuels.